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Trek au Népal

Freak globalization29/07/2008

Shivaparvati Assise sur le toit d'une guest house à Kathmandu, je regarde les journées passer. La deuxième vie de Kathmandu, c'est bien cela: les toits.

Aprés des élections agitées, le Nouveau Nepal est en pleine construction.

Hier, le nouveau vice president, Paramananda Jha, a fait une gaffe qui envoient les gens dans la rue. La boulette: il donne son serment en Hindou, et il vient de la région frontalière entre le Nepal et l'Inde. Les Népalais étant trés fièrs de leur nationalité, depuis hier les pneus qui crament colorent le ciel de fumée noiratre, parfumée d'une odeur de plastique.

Ici, pour se battre, la meilleur arme du peuple est la "banda", fermeture partielle jusqu'à totale du pays. "Les maoistes nous ont appris à nous battre" dis mon compagnon, "banda et gréve". Ici, il y a toujours un peu de banda dans l'air, c'est comme ca.

Il y a de cela meme pas 10 ans, Kathmandu était encore une vallée agricole. Chacun faisant pousser son petit coin de jardin, avec quelques mais, quelques chilis, des citrouilles, et autres légumes locaux. L'assassination du roi bien aimé et de sa famille par son propre frère sonnait le début d'une nouvelle période pour le Népal.

Crowd Puis viennent les maoistes et désirs de pouvoirs. Eux aussi veulent etre calif à la place du calif. Les problèmes et violences dans les campagnes (de 20 000 morts a plus celon les sources), poussant les populations à venir se refugier dans la vallée de Kathmandu. La majorité reve encore de repartir dans les montagnes. Le Nepalais étant jusqu'à maintenant un etre des montagne, paisible et tranquille, aimant et aimé par ses Dieux, vivant heureux de pouvoir servir la vie, entouré de ses montagnes sacrées.

De mon toit, je regarde tout ca passer, comme des vagues, ca va et ca revient. L'homme continue de se battre pour ses éspoirs de liberté et de vie meileures. L'homme réve.

Ce week end, nous avons organizé un petit concert avec les enfants de l'orphelinat. Sous les yeux de Shiva et de Parvati, la Angel's Heaven's Choir chantent des chansons traditionnelles accompagnés par un musicain de Pokhara. Puis nous avons eue droit à un show de jonglages, puis de danceurs de feu avec les sons de didgeridoo et de djembe.

Durbar Square était bondé de Nepalais aux grands yeux. Comme des enfants aux yeux étoilés.tout le monde souris, heureux et oubliant les soucis journaliers pour ce moment. Il faut dire que les Népalais n'ont pas souvent l'occasion de voir de tels shows. Ici un petit rien et une grande chose. Quand on a rien, on se satisfait de peu, les choses sont plus simples.

Firedance C'est toujours beau de voir de ce les hommes peuvent faire ensemble. Un petit bout de reve commun peut nourir le coeur d'un homme pour un demain encore plus beau.

Alors, revons, tout en gardant les pieds sur terre. Revons ensemble, et partagons nos reves. Tout eveyez réalizons ces reves, et peut etre qu'un jour... qui sais...nous sommes déjà nos propres reves....


(Publié parmanue)
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Sauver le monde.18/07/2008

Babas"L'homme se développe actuellement comme un ver de terre : un tuyau qui avale de la terre et qui laisse derrière lui des petits tas. Si un jour la terre disparaît parce qu'il aura tout mangé, il ne faudra pas s'en étonner." Andreï Tarkovski

Je ne veux pas sauver le monde.

Je trouve que ceux qui veulent sauver le monde sont des etres egoistes. Vouloir sauver le monde, c'est de se faire une idée de la forme et des couleures que le monde devrait avoir. C'est de vouloir que le monde ressemble a ce que je voudrais qu'il soit ou ne sois pas.

Moi, je n'ai aucune idée de quel monde j'aimerais habiter. L'imagination, la memoire humaine étant sans limites, je peux m'imaginer des infinites de monde dans lesquels habiter.
J'irais meme jusqu'à dire que j'aime bien le monde tel qu'il est, tel que je le vis. Pour le moment je vis dans ce monde, et je n'ai pas d'autre choix que de faire du mieux que je puisse avec.

Bien sure je vois des choses qui me rendent triste, cela parait normal. Des enfants qui n'ont pas d'enfance, des famille qui ont faim, je vois des guerres à la télè. Je suis une enfant moderne, je sais que le monde a ses problemes. Oshos

"Le monde est remplie de souffrance" comme nous dirait le mantra Buddhiste. "Nous recherchons tous le bonheur" il continuerait.

Cette souffrance nous rends bien trop souvent impuissant devant tant de problemes. On aime bien penser au bonheur, mais si peux d'entre nous savent le vivre.

On reve au bonheur, mais trop se morfondent dans une souffrance masturbatrice, ce cocoon de souffrance que l'on se crer soit meme, pour faute de ne pas avoir assez de courage de mordre le bonheur a pleine dents.

Chaque continents du monde vient avec ses propres problemes. Que le continent soit en stage de developement, ou que le continent soit baigné dans la bassine technologique, personne ne semble etre épargné par cette souffrance.

Chaucun vie cette souffrance universelle personellement.

Je ne veux pas le changer ce monde, je veux seulement y vivre.

Ceux qui veulent changer le monde ont souvent des dieux auxquels ils veulent dedier leurs actes. Moi, je n'en aie pas, voyant Dieux dans toute chose, meme dans cette souffrance qui nous relient tous.
Ceux qui veulent changer le monde ont des raisons, des morales, ils savent comment les choses devraient etre.
Moi je ne sais rien.

Je ne reve pas de jour meilleurs, parce que les jours sont deja les meilleurs. Je ne reve pas d'etres humains parfaits, de super hommes ou de super pouvoirs, parce que tout cela, l'homme l'a deja. Dans mes yeux, l'homme est deja parfait tel qu'il est, pour la seule raison qu'il existe. Dans mes yeux, l'homme est deja une creature magique, capable des plus belles creations, comme des plus monstrueuses des atrocites.

C'est cela l'homme. Une créature en constante formation, une créature qui se découvre jour par jour, qui apprends avec chaque pas.

FullbabaMoi, je ne sais rien.

Je voyage et frole le monde de mes pas, dans le monde tout en demeurant un pas à l'exterieur. La découverte du monde exterieur m'apprends un peu plus chaque jour a gerer mon monde interieur. Chaque jours les 2 se confondent un peu plus.

Moi, je ne sais rien, et j'aime le monde tel qu'il est. Je continuerais mon petit chemin, silencieusement et en musique. Je continuerais d'aider les autres quand je le peux, pas parce que quelque sens de morale me le dicte, mais simplement parce que j'en aie envie.

Je n'ai pas d'espoir que mes actions vont donner tel et tel resultat. Je n'ai pas d'espoir que mes actes pourront aider ou non, je n'ai pas d'espoir que demain les choses seront mieux. L'espoir aussi est une projection des choses telles que nous les aimerions, il vaut mieux laisser tomber cet espoir egoiste.
Si je peinds un orphelinat, c'est parce que j'en aie envie, si je donne quelques sous a un plus pauvre que moi, c'est parce que j'en aie envie.

KathDans le fond, je ne suis peut etre qu'une égoiste, mais vraiment je crois que c'est ce que l'on est tous, des égoistes. Chacun donnant forme à une formes d'ego différente, comme les 10 000 visages des dieux.

L'égo a etait tellement roulédans la boue par les courants religieux, qu'il est presque devenue un mot sale, quelque chose de quoi on devrait se debarrasser.
Mais pourtant, mon ego, c'est tout ce que j'ai, tout ce que a quoi je peux me raccrocher, et je ne peux pas le voir comme une chose desquelles je puisse me debarrasser. Je peux faire une infinité d'experience avec cet "ego". Je peux le transformer, mais jamais je ne pourrait m'en debarrasser. Cet Atman des Hindu, c'est moi, c'est toi, c'est tout.
Et Atman qui murmure: "je ne suis rien. Je ne sais rien. Je suis tout. Je sais tout."

Suivant le conseil des anciens,  mieux vaut profiter des moments qui passe, moi et mon égo. On regarde les choses, on vie les choses, tout en sachant que vraiment, on ne sais rien du tout.

On est en vie, et c'est deja beaucoup.


(Publié parmanue)
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Angel's Heaven, orphelinat17/07/2008

Orphelinat à Kathmandu, Nepal
Angel's Heaven

Si votre voyage vous amene dans l'Himalayas, vous pouvez melanger voluntariat et tourisme en restant a l'orphelinat de Angel's Heaven. L'orphelinat abrite une vingtaine d'enfants entre l'age de 4 et 16 pour le 2 plus agés.
Angel's Heaven se situe juste derrière Durbar Square, la place de l'ancien palais royale de Kathmandu. L'orphelinat est situé dans l'ancien Freak street, le quartier mythique des années 60 et les premiers yéyés qui vennaient découvrir l'Asie.
Une location parfaite dans le centre de Kathmandu, vous découvrirez la ville et rencontrerez les habitants à l'aide de Amrit et de sa femme qui gère l'orphelinat, tout en partageant votre culture avec des enfants Nepalais.

N'hesitez pas à me contacter, ou contacter UPG pour plus d'informations.

L'orphelinat n'a pas encore de page web, mais vous pouvez voir des photos sur le site de Universal Peace Gathering ici.


(Publié parmanue)
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Kathmandu portrait17/07/2008

 Au magazin de tatouage. Des touristes et des Nepalais défilent sous l'aiguille créatrice de Bikash Gautam, à Grasshopper studio. Dans Thamel, Bikash a était voté un des 2 meilleurs tattouiste de Kathmandu.

 New Nepal manifestation. Peut aprés le départ du roi de son palais royal, les Nepalais défilent dans les rues montrant leurs enthousiasme pour ce nouveau tournant politique. Cela faisait 13 ans que les Nepalais attendait un changement.

Une prière le jour de la pleine lune. Les pélerins font la kora, le tour autour du temple. Autour de Swanbunath, Monkey Temple ainsi nommé par les yéyés des années 1960, durant 3 nuits et jours c'est une sorte de marathon spirituel. Des gobelets de chia et de cafe sont offerts à ceux qui accumule du mérite, ce mérite qui ira droit dans sa banque karmique.


(Publié parmanue)
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Babas17/07/2008

Namaste du Népal (Never End peace And Love).

Visite de Pashpatinath à Kathmandu, Népal, un des temples les plus importants dédié à Shiva. Shiva, celui qui dance l'Univers, le Destructeur et le Createur. Nath

Un baba est assis avec les autres babas. Il fait le baba, ces Hommes Saints qui laissent derrière le monde matériel pour se concentrer sur le divin. Il vie sur son paillasson dans la cour du temple. Nous buvons une tasse de chia avec ChiaBaba qu'il prépare avec les bout de bois qui lui sert de cuisine, un petit homme avec une unique dreadlock sur le dessus de la tete. Le régime de ChiaBaba est simple: une chapati par jour et des tasses de chia étallées dans la journée. ChiaBaba a l'air heureux, simple et heureux. Aucun soucis pour ChaiBaba.
"De l'hindouisme comparée au Christianisme, le christianisme a mieux reussis a installer une société qui marche" il dis à un moment. Qui sais, je sais juste que je prefere ne pas de trop m'inclure dans les discussions de ce genre.

Breakfast_2 Un super petit dejeuner sur la terrasse du toit de Kathmandu. Légumes frais, avec tomates, poivrons, okras et chilis verts. Huile d'olive trempée dans le chili couper trés fins, jus de citron, et super graines pour un peu de croustillant et de vitamines. Merci pour un superbe petit dejeuner à Ananda, notre baba Finlandais. Vous pouvez lire le blog de Ananda ici.Food_2

Pour une autre pose bouffe, voici une assiette typiquement Nepalaise. Un petit dejeuner classique de ce coté de l'Himalaya. Au menu:

Pommes de terres au curry melangées à des pois chiches. Un roti fris, avec de l'halava et du yaourt.

Om Yumy Om.

Aussi, nouveau blog, allez voir le blog du studio de tattouage GrassHopper ici.

 


(Publié parmanue)
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Om Mani Padme Hum 3/04/2008

Portraits de moines à Dharamsala.
Durant mon premier séjour en Inde, j’ai peu donner des cours d’Anglais et d’ordinateurs à ces moines curieux de tout.

Dharamsala est une petite ville dans le Nord de l’Inde, nichée dans les montagnes du Himachal Pradesh, au porte de l’Himalaya. Ville où le Dalai Lama s’est installé depuis 1959, date de l’invasion du Tibet par les chinois.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour votre prochain voyage dans le nord de l’Inde à ma rencontre de ces gardiens des plus vieux textes bouddhistes, voici quelques liens qui pourront vous guider:

http://www.tushita.info


Yoga:

http://neoyoga.net
http://rishiyoga.com

Volontariat:
http://volunteertibet.org
http://tibetmec.org
http://tibetchildern.org Parrainage d’enfants.
http://lhaindia.org organization de volontariat

 

Autres:
http://norbulingha.org Centre de conservation des Arts Tibétains
http://contactmag.org Dharamsala magazine

http://www.french.dhamma.org/ pour meditation avancée

 


(Publié parmanue)
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Poires de voyage17/03/2007


Voyageur de l'Inde et Népal, si vous avez un itinéraire à proposer, je suis lectrice:)

Alors que mon emploi du temps se fait plus précis, mon itinéraire de voyage se clarifie avec. Le billet d’avion étant pour plus tard que je ne le pensais, cela me fais 15 jours de plus en Normandie. Cela me donneras le temps de passer du temps avec mes parents, d’aller voir 1 ou 2 films français au cinéma, de manger des moules frites et autres délices locaux tels les fameux plateaux de fruits de mers de Honfleur et autres délicatesses Normandes.

Ayant du temps pour mes journées à la maison du dernier week end dans cet apartement, je lis des blog de voyage concernant des destinations possibles. Je me gave d’images et d’impressions des autres. Loin des images enjolivés des agences de voyages et autres vendeurs de rèves, ces récits me parlent, venant de nombreuses perspectives et points de vus.
Dans le paradoxe du voyage ce qui est charmant pour l’un est ennuyeux pour l’autre, ce qui est exotique pour l’un est sans goût pour le prochain. Comme une classe d’art où le prof demanderait à 20 personnes de dessiner une poire, ce qui donnerait 20 poires différentes, sans pour autant qu’une des poires soit la bonne poire. C’est à se demander ce qu’est vraiment une poire.

Bien sur, il faut savoir rester ouvert aux suggestions des voyageurs rencontrés sur la route, mais c’est bien aussi d’avoir une petite idée de plan A.
Je surfe donc à travers le Rajasthan, les montagnes au Nord de Dheli avec le refuge du Dalai Lama et Dharamsala, remontant les chemins rocallieux direction Népal. Mon but initial était de passer par les plages de Goa, plus pour être fégniante, prendre un peu de soleil aprés un hiver danois, et relaxer sur la plage plutot qu’autre chose, mais je ne pense pas que ce sera pour cette fois. Ben, oui, j’aime ces coins de Paradis Perdus du Bout du Monde ou il n’y a plus rien à faire, avec ses voyageurs de partout, ses hammacks, ceux qui se sont arrétés il y a des années, les locaux et ceux qui traversent.

Cela me donnera la prochaine occasion d’aller en Inde...


(Publié parmanue)
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Pourquoi, où, alors heureuse?15/03/2007



Pourquoi ce voyage ?

Mon compagnon étudiant le Japonais, en seconde matière de son Histoire des Idées, va passer un semestre à l’Université de Kyoto. Monsieur, n’ayant jamais voyagé hors de l’Europe, et ayant décidé qu’il aimerait faire ce voyage seul, j’avais le choix entre passer ces 4 mois seule ici, où me faire un petit voyage aussi. Même si les printemps danois sont un plaisir pour les sens, avec sa végétation sortant du sol comme des langues vertes happant le soleil, ses odeurs de fleurs qui s’ouvrent et ses oiseaux qui décongèlent, je me suis dis : « pourquoi pas ? ». Aprés tout, si je n’ai pas d’enfants, et donc n’étant pas responsable pour un autre être que moi, pas de boulots qui ne peux être remplacés, bref, je suis libre. Atteignant un âge où je commence sérieusement à penser à la possibilité de faire un enfant, je me dis aussi, que c’est peut être une chance de voyager dans cet état de liberté avant que les choses ne se compliquent un peu plus.


IndeOui, mais où ?
J’hésitais entre l’Inde et la Nouvelle Zélande. J’avais pensée travailler en NZ dans une ferme organique, voulant apprendre plus sur les méthodes de productions de nourritures, et en profiter pour visiter une vieille connaissance virtuelle. Voyant le prix des tickets d’avion, du simple au double, j’ai vite choisis l’Inde. La vérité étant aussi qu’un peu d’exotisme ne me gènerais pas, et la Nouvelle Zélande est quand même plus proche de notre culture Européenne que la culture Hinduiste.

J’ai donc choisis l’Inde.
Le Népal est ensuite venue sur mon itinéraire, aprés une conversation avec mon prof d’aikido, amoureux de la vallée de Katmandhu.

Alors ? Heureuse ?
Oui. Je suis heureuse de voir ce bout du monde en étant plus une gamine. Je n’idéalise plus les choses comme quand j’avais 20 ans. La trentaine nous rends plus « réalistes », surtout aprés quelques voyages bien choisis, on est un peu plus sages peut être, on rève différement, la peau un peu moins lisse.

Je n’idéalise plus, ou au moins je sais qu’il peut y avoir plusiers angles pour chaque images. Ce qui peut paraitre exotiquement vétuste, peut être un taudis. Ce qui peut avoir l’air de relaxation, peut être de la fénéantise, et ce qui peut paraitre comme de la découverte de soi, peut être une masturbation chronique et puèrile. Tous étant des angles aussi valides les uns que les autres.
La river Gange, sacrée pour certains, quand elle traverse certaines villes, me semble plus comme une eau d’égout remplie de bouts de cadavres et d’autres pourritures flottantes et gonflées d’eau.

Chaqun crée son sacré.

Je suis heureuse de découvrir de nouvelles facons de cuisiner, d’aller dans un des pays qui pratique l’Art Ancestrale des Epices, des tissus chatoyants, et des Dieux aux milles yeux et bras.

Namaste comme qui dirait...

Liens :
Photos prises sur le site de photos du Grand Mko Illustré. Un des voyageurs/photographes des psychoblogs. Allez vous inspirez de ses superbes images ici.
(Publié parmanue)
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Boulets et ancres15/03/2007


Dans une partie de ping pong à 3 de notes concernant le voyage, Kerleane utilise le mots « boulets » et « ancre » .
Cela me fait penser à un concept actuel du dialogue entre les cultures, et la question de combien peut on abandonner et combien doit on garder de nos propres cultures quand on rencontre d’autres cultures ?
A quel point a t’on le droit de juger les autres cultures ? Avec quels critères ?
Si je tentais d’appliquer les termes de Kerleane sur ces concepts : ancrage et boulets, que seraient t’ils ?
L’ancrage serait ce qui maintiens le bateau, le « soi ». Ce serait une fondation, une compréhension et acceptance de soi et de sa culure, sans pour autant confondre nos ancres pour les autres.
Le boulet serait un attachement si fort à notre culture, qu’il nous empecherait d’apprendre d’une autre culture, puique nous en serions comme séparé d’un mur tissé de préjugés. Le boulet nous est forcé dessus par une mentalité d’esclave/maitre, alors que l’ancre est notre alliée, un outil consciement choisis pour son emploi. Les boulets sont pour les animaux, et les brutes, non pour les gens libres.

Pour voyager les yeux ouverts, il faut pouvoir en même temps garder de nos cultures ce que nous apprecions, pour ne pas se perdre dans des scénarios clichés de culpabilités ou de supériorité, sans pour autant penser que notre culture est forcément la meilleure.
On peux se perdre des 2 cotés, s’oubliant soi dans l’autre, ou étant trop attaché au soi. Les 2 sont des angles différents du même boulet.

Pour clarifier quelques une de mes questions sur mes propres boulets et ancres, voici mon : « pourquoi, où et alors ? heureuse ? »

(Publié parmanue)
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Nomade sédentaire14/03/2007


Restez ou partir, partir mais pour aller où ? Sédentaire ou nomade?

Julie pose ces questions sur le voyage ici.
Pourquoi est ce que certains voyage et pourquoi pas d’autres ?
Ce sont des goûts personels, et souvent, on ne peux pas expliquer les goûts personels. On pourrait donner des milles et une raisons, mais jamais on pourrait vraiment savoir le pourquoi. On peux juste être le pourquoi, devenant le parce que. C’est comme ca ; c’est tout.

Je suis une sédentaire nomade peut être. J’aime le changement autant que la stabilité. Quoique pour la plupart de ma vie, j’ai vécue plus de changement que de stabilité. Ou plutot ma stabilité est mon changement.
Parfois, j’envie ceux qui restent sur place. Je me dis que cela aurait était sympa de pouvoir dire : « c’est un ou une amie d’enfance ». Ceux qui restent dans la même ville de naissance, content d’être là, d’être quelque part qu’ils connaissent et où tout le monde les connais. Mais je sais que si vraiment c’est cela que je voulais de la vie, ou sinon, tout simplement, je serais cela. Comme de me demandais : " mais pourquoi à 34 ans je n’ai pas encore de môme est suis toujours aussi vagabonde qu’à ma 20 ène ?" "Pourquoi est ce que je suis pas normale ?"

Tout en sachant que je suis juste banalement normale, je suis « moi », un moi un peu perdue parfois, mais un moi toujours poète. Il n’y a pas vraiment d’explications au pourquoi, c’est comme ca c’est tout.

C’est à chacun de trouver son vagabondage, son sédentarisme. Chacun avec ses plus et ses moins, c’est trucs qu’on aime ou qu’on aime pas. Il n’y a pas de chemin qui est mieux que l’autre, plus excitant que l’autre, car chaque chemin influence l’ autre. Aucun chemin n’est séparé des autres.
Ce qui fait le vagabondage ce qu’il est, est de laisser du temps pour s’assoir sous un arbre, et méditer sur sa beauté, sa grandeur, donnant l’envie de peindre et de dessiner ses racines. D’avoir le temps de revenir à ses racines.
Ce qui fait la beauté du sédentaire, c’est d’avoir le temps de construire des belles choses, de prendre soin d’un jardin, de le sculpter, de le bichonner. De faire des musée et toute la culture qui vient avec.

Hier soirée avec Bjoern, avec quelques excellents white russians, on saute d’idées à olives comme des moutons qui ne s’endorment pas. Les livres remplient d’images les unes plus belles que les autres passent de mains en main. On rève d’infinités infiniment réelles...

Pour accompagner ces mots, une chanson de la superbe Jeanne Balibar, avec la chanson Le Tour du Monde de l’album Paramour.
Téléchargez la chanson ici .

Pour la route, un dicton typique d’humour Zen dont je suis trés friande:
"Découvrir le zen est un phénomène d’or et de bouse. Avant que vous ne le compreniez, c’est de l’or ; aprés que vous le comprenez, c’est comme de la bouse."
Maitre Zen.

(Publié parmanue)
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Ca se précise.14/03/2007
Mon voyage se précise. Le déménagement se finis petit à petit. D'ici la semaine prochaine l'apartement seras vide. Puis direction Hotel Hollywood, puis Copenhague, d'où mon copain part pour le Japon. Pour moi, le bus direction Paris. De France je finirais le deuxième tour des vaccins, et pourrais passer quelques temps avec la famille. Aussi je ferais le visa pour ma première fois en Asie.

Puis direction Delhi, Inde et Népal, où je passerais les prochains 4 mois. Mon but serais de voir le Sud de Goa, un peu pour m'acclimatiser au soleil à nouveau, aprés un hiver au Danemark. Aprés quelques temps sur la plage dans un hamack, les plans sont de remonter en passant par le Rajasthan, direction les montagnes du Nord de Dehli. Puis direction le Népal, pour un retour par Dehli, peut être passant par Banaras, dépendant du temps.

Il y a des amis déjà sur place, il faut que je vois où exactement ils sont et jusqu'à quand. Les plans peuvent changer en fonction du moment.
Je commence finalement à être un peu excitée de ce voyage, peut être à cause du beau temps qui arrive ici, avec probabelemnt les dernières neiges de l'année qui fond. Ce beau temps redonnant envie d'être dehors.

A suivre:)

(Publié parmanue)
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Histoire de ballon14/03/2007

BallAvec mes parents, on aime bien se faire des petits week ends, des aprés midi, une bonne bouffe. Un jour, on est allez pour un aprés midi à Trouville - Deauville, Normandie, pour une bonne moules frites et une marche sur les planches en passant par le casino pour y perdre quelques euros dans une tasse en plastique.

Aprés une marche le long des poissoniers du port de Trouville, avec leurs superbes étalages d'écrevisses, d'oursins et autres délices de la mer, nous allons nous assoir dans une brasserie le long du quai. Le Cenral je crois qu'elle s'appelle.
J'adore les brasseries francaises. Avec leur ambiances aussi variées qu'il y à de brasseries, les cafés dans leur petites tasses à expresso qui passent aprés les croques monsieurs et madames, sandwitches au jambon et autres classiques. Un endroit parfait pour observer la diversité de la vie.
La brasserie où nous étions pour cette moules frites, était remplis de gens tels qu'on peut les observer dans une ville telle Trouville. Plutot huppés, même friqués, avec tout ce que l'aisance financière peut prendre comme décor. Je n'ai rien contre l'argent, c'est la manière dont il est dépensé qui parfois me fait un effet bizarre.
En regardant une vieille, je la montre à ma mère en riant : "tu vois, celle la, elle a au moins 300 ans, et celle la à cotè elle n'en a que 200. C'est une tite jeune". Ma mère et moi, rions, en reprenant des moules. Et oui, ce n'est peut être pas polis, mais enfin, on le fait tous. Comme un des benefices de vivre en socièté, il y à toujours quelqu'un de qui rire. Et on s'en fout bien, parce que derrière il y a quelqu'un qui se fout de nous. On est tous comme des pièces d'art, à observer, à decortiquer, à admirer, à trouver con. Et je trouve moches toutes ses petites vieilles aux rides tirées, toutes doites sortie du film Brazil, habillées à la dernière mode caniche. Moche parce que je les sens tristes et mortes déjà, moches pour ne pas vouloir accepter le corps qui change, les os qui se font lourds, et la mort qui rode. Moche parce que des fantomes de cires parlantes. Je préfére ma Marraine par exemple. Je la trouve belle. 94 ans, belle, forte et généreuse, honnète. Elle sais qu'elle est vieille, elle en rigole avec la classe de Claude Sarautte. Juste belle, comme des femmes qui accepte la vie telle qu'elle est, même avec une mort au bout.

Aprés ces excellentes moules frites, direction Deauville, nous faisons la marche sur les planches. Des planches remplies de noms dont personnes ne se souvient, des grands noms, qui quelque part voulaient dire quelque chose, il y a bien longtemps, au temps des stars et starlettes de Hollywood.

Je n'aime pas trop Deauville, ayant l'impression d'être dans une ville de schtroumfs. Une ville où il n'y à que des blancs, trés riches, ou au moins faisant semblant. Cela m'ennuie profondément, tous ses schtroumfs à la dernière mode. Il y a bien quelques jolis batiments, style normand, avec ses superbes travail de poutres, ses ancients colombinages. Mais, à part quelques jolies maisons et des rues trés propres, ca sent le plastique, qui me rapelle une pauvreté intérieure.
Moi. Je préfére la diversité.

Malgré tout, ce qui est important pour moi, est que je suis avec mes parents, alors, cela me suffit à prendre du bon temps, juste d'être avec eux, pour un moment, tranquille et en famille. Rigolant de tout, parfois en silence, mais toujours ensemble.

Pommier_mvc396s1Une heure au casino pour y laisser quelques sous, regarder, puis les planches.
Nous choisissons un des seuls café ouvert, pour s'assoir avec un bon calvados, et oui, la Normandie c'est la pomme et les vaches.. Il fait frais, c'est la fin de l'hiver, l'endroit est déserté, pas de starlettes à l'horizon.
A la table d'á coté, il y à ce que l'on appelle des bobos. La trentaine passée, trés hip et cool. Ils parlent fort, comme pour que tout le monde les entendent, alors je préte une oreille. Ils parlent de leur piscine à refaire, de leur terrain nouvellement acquis.  Le plus bruyant des 3, travaille dans l'informatique. Il raconte les problémes crés par les Bulgares, et les marchés cassés par les programmeurs Indiens, tous demandant un tier au moins de ce qu'un Européen ou un Americain demanderez. Je sais déjà tout ca, c'est des vieilles nouvelles, moi aussi je travaille dans l'informatique, c'est comme ca, les marchés bougent. Il parle de la révolution apportée par la technologie, comment tout bouge, comment tout a changait. Il parle haut et fort. Tout change ils disent comme pour se convaincre eux mêmes.

Pourtant, juste à coté de nos tables, il y a quelque chose qui jamais ne changera. Un couple avec leur petit garcon. Le père jouant à la balle avec son fils, et le fils qui rie, content de jouer avec son père. Et cela, ca ne changera pas. Tant qu'íl y aura des familles, des papas et des mamans, avec des enfants, qui seulement veulent s'amuser, rirent et renvoyer un ballon, rire et faire sauter cette balle toute ronde.

Et si un jour l'enfant ne sera plus là pour jouer à la balle avec ses parents, alors, ce jour sera bien triste, et je ne pense pas qu'il y aura un humain pour ressentir cette tristesse.....

Liens:
Claude sarraute psycho blog.
L'art traditionel du colombage.
Brazil le film.


(Publié parmanue)
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Marchés de Paris.14/03/2007

FlowersUne des choses que j'adore dans Paris, c'est ses marchés. Entre les marchés aux puces et les marchés bouffe, Paris a tout ce qu'il faut en marché pour flanner des aprés midi entiers.
Du mythique marché de St Ouen et ses antiques réputés, à la Porte de Bagnolet pour le bric à brac total, il y en a pour tous les gouts.
De fleures pleines de couleures, aux fromages des 5 coins de France à coté du bon pain fait maison, aux saucisses faites maisons, le tout assaisoné d'épices du monde, parsemé de tout ce que vous n'avez jamais besoin, les marchés Francais sont encore bien vivants.

Alors à tous ceux qui sont sur le sol Francais, profitez en de ses beaux marchés remplis de produits de superbes qualités. Supportez le petit commercant, pour supporter la diveristé du gout et de la culture. Si personne ne supporte nos petits producteurs, on va tous se retrouver à manger de la bouillie à la Soylent Green. Alors, si ce n'est pas déjà dans vos habitudes, Samedi prochain, prenez le temps de flanner dans votre marché du coin, de prendre votre temps, et de profiter des bonnes choses offert par des savoirs culinaires ancestraux. Et puis, les jours d'hiver arrivent, alors autant profiter du beau temps qui reste pour l'année.

Pour ceux qui ne sont pas en France, puisqu'il semblerait que quelques psychoblogeurs ne résident pas sur le sol Francais, allez à vos marchés locaux et supportez avec votre argent durement gagné ceux qui prennent encore de la fierté dans leurs produits.
Des grandes villes aux villages du coin, c'est la même chose, le marché demeure un endroit intemporel, où on se rencontrait il y a 3 000 ans comme on s'y rencontre encore aujurd'hui, et où on se rencontrera demain.

Alors vive les marchés et vive les bonnes choses faites localement!

Liens:
Des photos du marché dans le XXième, Paris, sur mon blog voyage (en Anglais).
Une autre note sur les marchés et le pouvoir du consomateur.


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Normandie14/03/2007
Quelques photos de Normandie, pays des Vikings, de la pomme, du cidre et du calvados, et des vaches, et ses produits laitiers et le Camembert. Avec Honfleur et ses pêcheurs et bateaux, artistes peintres, touristes et plateaux de fruits de mers, Etreta et sa superbe cote, ainsi que le passage secret d'Arsène Lupin.

Photos de Normandie ici.



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Ephémère14/03/2007

Etreta2Dernière semaine dans l’apartement. Chaque jour est le dernier, chaque petit détail ici ne se reproduira plus, plus ici au moins. J’ai bien aimée cette année ici, « une bonne année » comme on dirait pour une bonne bouteille de vin.

Aprés cette semaine, tout est re-nouveau, à nouveau. On oublie trop souvent et trop facilement que tout est toujours nouveau chaque jour de chaque instant.
Une des choses que le voyage fait est cela : il aide à se souvenir en faisant oublier le superflu. Comme une nouvelle paire de lunettes, l’angle change, tout change. Tout répères perdus, toute habitude cassée. Il faut se recréer.
La beauté de l’éphémére revient. Rien ne dure, tout part, se tranforme en autre chose.
Accepter cette éphémérité semble être une des clefs d’un certain bonheur.
Le voyage nous fait faire face à notre éphémérité. L’éphémerité de notre culture, de nos idées, de notre « nous », de notre « je », tout nos jeux remis en question.
Et c’est bien pour cela qu’on le fait.
On se re-céer.

Je finis les derniers boulots ordinateurs et la bouffe dans les placards. Quelques fètes avec les amis. Cet aprés midi, c’est coffee & cake chez Bjoern, le prof de sanskrit, et sa nouvelle copine. J’ai fait un gateaux à la carrotte, peut être un peu de bourbon avec ce café.
Je commence finalement à ressentir un peu de plaisir quand je pense à ce voyage de 4 mois, 4 mois avec moi. Au réveil, des images de plage et de montagnes, avec les chansons d’oiseaux multicouleurs mélangés aux cris de singes, commencent à entrer mon psyche, accompagnant les oiseaux locaux annoncant  le printemps.
J’ai commencée à faire mon petit sac de couleures. Un nouveaux pacquet de peintures à l’eau, des feutres et une copie d’un carnet des légendaires Moleskine... des pages blanches à remplir...

A aller visiter, des nouvelles photos:
De Etreta, Honfleur en Normandie.
Un jardin artificiel avec des fleurs 3D, et une gallerie des peintures de cette année. Il y a aussi des cartes postales, si vous voulez en imprimer.


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Boîtes.14/03/2007

OrchideeTout se vide. Boîtes par boîtes. Encore une fois.


Défois je me dis que j’aimerais bien me poser un peu, que des boîtes une fois par ans me fatigue un peu. Défois je me dis que j’aime l’aventure et les routes multiples qu’elle peut prendre. Défois je me dis que je suis quelqu’un d’irresponsable, et j’aime bien ça comme ça.

Boites par boîtes. Tout se vide. Encore une fois.

D’ici les 2 semaines à venir, on aura tout changé de boîtes, tout mis dans d’autres boîtes, tout nettoyé, tout astiqué. Les clefs seront rendues. Direction Hotel Hollywood pour quelques jours, puis direction Kobenhavn, pour la suite du voyage.

Encore une boîtes. Tout se vide. Une fois par boîtes.

Défois, je suis heureuse, j’accepte. Je remercie même la vie pour m’offrir ces plaisirs divers.
D’autres fois je pleure sans rien dire, ca fait mal c’est tout. Je ne sais plus si c’est les vaccins injectés dans mon bras, une surcharge d’émotions, ou mes règles. En fait, je sais que c’est tout à la fois.
Le plus dur pour moi, c’est la peur de perdre, la peur d’avoir mal que la perte cause. C’est pas la peur de tout recommencer qui me fait le plus mal, c’est celle de perdre quelque chose que j’aime. De recommencer, on a pas de choix, ça se fait c’est tout. Mais de perdre, c’est comme un bout du passé imprimé à jamais dans les pores de la peau, qui continue de suer, sans qu’on le veuille. On ne peut rien perdre, on ne peut que changer avec. Si seulement on pouvais vraiment perdre les choses, on ne serais pas de ce monde à tenter de retrouver ce que l’on a perdue.

Toutes les boîtes. Encore une fois. Les boîtes se vide.
Les moments se mélangent. De boîtes en boîtes.
J’aime ces boîtes. Je veux revenir pour ces boîtes ci.

Tu me dis que tu m’aime, et je le sais. Mais il y a cette putain d’insécurité, mon manque de confiance habituel en tout qui me fait re-douter de tout. C’est si facile de tout jeter dans nos pores.

Et puis, j’ai toujours étais nulle en espoir, « l’éspoir aussi peut être dangereux » j’ai lus quelque part un jour. La foi, j’en aie encore moins.
Mais maintenant je sais que sans foi ni éspoir, la vie c’est un peu comme un jardin sans fleurs. Je n’ai plus d’autres choix. Même consciente que les fleurs fabriquées sont artificielles, je préfère encore mon jardin avec des fleurs artificielles.

Alors, cette fois, même avec un peu de foi, je vais planter quelques fleurs dans mes boîtes...

Pour pouvoir y revenir pour en prendre soin, et les arroser avec de la vraie eau... parce que je t’aime.

Liens:
Photo d'Orchidée de Matthias Hennemann.


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Bienvenue à Hotel Hollywood. 3/03/2007
« Les jardins ouvriers, devenus après guerre, jardins familiaux sont des parcelles de terrain mises à la disposition des habitants par les municipalités.
Ces parcelles, affectées le plus souvent à la culture potagère, étaient initialement destinées à améliorer les conditions de vie des ouvriers en leur procurant un équilibre social et une autosubsistance alimentaire..... »

Ce qui a commencé comme petites cabanes pour travailleurs ouvriers, est maintenant des communautés à part entière, riche en culture et bien en vie.

Pour les danois, c'est les kolonihuse ou kolonihave (en have = un jardin). Construites avec pour but de donner aux travailleurs une sensation de vacances, de « partir quelque part », et en même temps d’avoir un petit bout de jardin dans lequel faire pousser quelques carrottes et prendre un peu d’air.

D'aprés l'abbé Lemire:
« Les jardins ouvriers professent une vocation sociale et défendent un certain ordre social : s'ils permettent aux ouvriers d'échapper à leur taudis en profitant d'un air plus respirable, ils les éloignent aussi des cabarets et encouragent les activités familiales au sein de ces espaces verts. »

Au fils des temps, les cabanes passées de mains en mains se sont développées en super cabanes, certaines mêmes en maisons aménagées de tout les conforts modernes. Les avantages de la vie modernes sont arrivés dans les kolonihuse. L’eau ainsi que l’électricité ont fait leurs apparences.
De nos jours, elles sont des objects prisés. Pour accéder à une de ses maisons il vous faut:
- connaitre quelqu’un, famille ou amis, connaissances de connaissances, qui peut vous sous-louer une des ces cabanes.
- la liste d’attente. La liste d’attente peut être longue, et peut aller jusqu’à 20 ans pour une KoloniHave in Copenhague.
- pour l’achat, il vaut mieux des conaissances aussi, bien que pour un bon prix, vous pouvez probablement encore vous trouvez votre propre kolonihuse danoise pour de superbes étés.

Les jardins, parsemés à travers la ville, sont habités par des professionels en tout genre, des petites familles, des vieux yéyés avec les Jerry Garcia et autres odeurs de patchouli, les travailleurs aux mains rugues et immigrants Irakiens Catholiques, des excentriques et artistes, bref un peu de tout.

La plupart des gens y passent des étés entiers, et les autres mois où il ne fait pas trop froid et quand la vie le permet. Autre que le kolonihuse, la grande majorité des gens ont un autre appartement ou une maison. Le loyer et l’achat de ses propriétés est si bas (loyer commencant à 300 euros par ans) qu’il est facile de s’offrir les kolonihuse comme maisons d’été.
Ces habitations plus permanentes, ont tout les conforts qui feront de l’hiver un moment plus confortable à passer. Quand le froid vient, on retrourne à l’autre maison ou appartement. Sauf pour les invétéréts, qui peuvent passer l’hiver avec de l’eau froide sortant d’un tuyau à l’autre bout du jardin, ceux comme Yoga Jens, par exemple. Et ceux qui sont le mieux aménagés. D’ailleurs, on est pas supposé y vivre en permanence dans ces cabanes et trés peu le font.

Merci au professeur d’aikido pour nous passer les clefs de Hotel Hollywood, sa kolonihuse, niché à 10 mns à vélo du centre ville. Cette cabane a l’eau, de Avril à Octobre. L’eau étant coupée pour les mois de l’hiver. Un four, et plaques chauffantes, bien que durant l’été il est plus agréable de cuisiner dehors, au grill. Une petite serre, et une véranda qui sera parfaite pour peindre, pour sa belle lumière.

...On y entends encore le son des poulets pour réveil.

Avant tout cela, on prépare le voyage des quelques mois à venir. L’appartement se vide petit à petit, on prends les rendez vous vaccins, remplie les papiers administratifs, les choses bougent de boites en boites, direction l’Asie et d'autres vaches sacrées...

Histoire à suivre...

Liens :
Hotel Hollywood.
Un exemple de kolonihuse, la maison de Henrik & Majer.


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Sur la route pour Samadhi. 7/01/2007


Un extrait  du livre "Inner Voyage of a Stranger". Pathways to a New Perception. 2002.
Ecrit par Kenjiro Yoshigasaki, Maitre de ki-aikido et successeur de Morihei Ueshiba.
Publication: Werner Kristkeitz Verlag.

Part 3 : Perception

"La plupart des gens utilisent 2 mots pour décrire l’intérieur du corps. Pensée et sentiment. Cela veut vraiment dire mots et pas de mots. Les pensées sont des mots dans notre corps, qui peuvent être dits ou exprimés, et le sentiment est quelque chose qui n’est pas un mot mais que l’on peut reconnaitre et qui pourrait éventuellement être décrite utilisant des mots. La psychologie a donnée au public l’idée qu’en exprimant les sentiments nous pouvons maintenir une bonne sentée psychologique. Si vous êtes interressé par aider les autres, cette idée peut être convenable. Par contre, vous serez dépendants sur l’aide des autres pour exprimer vos sentiments aux autres.

De l’autre coté, si vous êtes intérressé de vivre votre propre vie, c’est mieux de ne pas exprimer vos sentiments.

Vous devez retourner à la compréhension de base que lorsque la perception de votre corps est exprimée avec des mos, c’est ce que l’on appelle un sentiments. En l’exprimant, la réalité est que vous le distordez parce que vous l’associez avec de la mémoire.

C’est pourquoi le concept des sentiments est utilitaire à comprendre et qu’éventuellement peut aider les autres mais ce n’est d’aucune utilité et nocif si appliqué à vous même. De plus, lorsque vous percevez à l’intérieur de votre corps, vous trouverez qu’il est trés riche comme de la musique ou une peinture. Il est beaucoup plus riche que les sentiments, qui ne sont que des mots. C’est vrai que la plupart des gens ne comprennent pas la richesse de la musique ou de la peinture et restent avec les mots pour les décrire. Vous devez apprendre a écouter votre corps tout comme écouter de la musique ou regarder de l’art sans interpreter avec des mots."

Lien:
Le livre Inner Voyage of a Stranger.
Kenjiro_Yoshigasaki
Samadhi.

Image de Samadhi: gamatron.net. Vous êtes bienvenue à la garder pour méditation:)


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Oasis 6/01/2007



Un trek de quelques jours dans le désert avec ma soeur, guides et chameaux. Dans les montagnes du Haut Atlas, la partie désert autour de La Porte du Désert, Ouarzazate, la Ville Sans Bruit des Berbères. Ce qui est maintenant une ville relativement touristique, plutot accés sur le tourisme d’aventure, avec des tours en 4x4 dans le désert, visiter les fameuses kasbahs et les vallées environnantes, ce mini Hollywood marocain des déserts, était à l’origine un centre de rencontre important entre Est et Ouest. C’était une ville d’échange pour les caravanes en direction pour l’Asie, c’est la route mythique pour Kathmandu.


Pour la journée, notre guide nous dis : « direction un Oasis ». A ce mot Oasis, ma soeur et moi imaginions déjà un Oasis sortis des Milles et une Nuits. Des images d’arbres fruitiers recouverts de fruits sucrés, des perroquets de toutes les couleurs , des femmes recouvertes de voiles chatoyants lavant du linge dans une eau légérement blueté de l’oasis, nous remplissait la tête, bref une image télévisée de la caverne d’Ali Baba et ses trésors.




Aprés quelques heures de marche, au rhytme des longues jambes du dromadaire et de ses pas feutrés par le velour de ses pieds, dans ce désert, plat, silencieux, inchangeable, nous nous arrétons finalement devant un arbustre, juste assez haut pour nous donner de l’ombre. Il est environs 11 :00, le soleil arrive à sa position central de midi, droit au dessus de nous. Notre guide commence à décharger quelques sacs du dos d’un des dromadaire, il prépare un thé. Ma soeur et moi savons que c’est l’heure de manger, le ventre se chargeant de nous le grogner, creusé par ces quelques heures de marche.


"Et l’oasis!!?" on se demande, "Il est où l’oasis de nos rèves alors ?". Il nous a fallut quelques minutes pour comprendre que cet arbustre solitaire, perdu au milieu d’un désert de sable et de cailloux, serait notre oasis pour l’aprés midi.
Notre guide, toujours aussi silencieux, une fois le repas préparé, s’en alla avec son repas sous le bras à quelques dizaines de mètres de notre arbustre, pour un autre arbustre solitaire, encore plus petit que le notre. Il ne reviendra que quelques heures plus tard, quand il sera temps de repartir pour l’emplacement de la nuit.


Ma soeur et moi mangeons le repas du midi, se demandant ce qu’on faisait là.
"On s’est fait rouler !! Y’a même pas d’oasis ! C’est quoi cette daube !!". Aprés le repas, le soleil tournant, il fallait le suivre, utilisant l’ombre existente de l’arbustre pour ne pas se cramer sous sa chaleure, alors au maximum de la journée. Nous avons donc passé l’aprés midi à tourner autour de cet arbustre, bougeant de quelques pas toutes les demies heures, regardant l’oasis de nos rèves disparaitre dans la chaleur vibrante de l’horizon d’un aprés midi dans le désert.


Des années plus tard, de nombreux voyages ont étaient vécus, mais ce qui rend ce petit arbre si spéciale, est que, pour cet aprés midi là, c’était notre arbrustre. Pour cela, il restera le plus beau des arbrustres, seul, perdu au milieu du calme absolu désertique, et pourtant, offrant tout ce qu’il a a donner : son ombre, sous laquelle le sable ne brule pas. Un grain de sable où passer un aprés midi, suivant le soleil qui passe, un verre du traditionel thé à la menthe à la main, avec de la bonne compagnie, bref, un oasis.

Liens :
Site officiel de Ouarzazate.
Une vidéo du marché de Ouarzazate de joelandren.

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Noèl danois.28/12/2006

Cette année, j’ai passée mon premier Noèl en dehors de ma famille Francaise. Noèl c’est fait au Danemark, avec ma famille danoise. La famille, n’étant ni religieuse, ni vraiment des fétards, la fète de Noèl a pourtant était célébrée de manière traditionelle, au moins pour la mome de la famille, 7 ans.
Si les ados et certains adultes peuvent parfois trouver les fètes un peu ridicules, alors on peut célébrer aux moins pour les gosses, qui a leurs tours pourront transfèrer les traditions à leurs enfants, pour qu’eux aussi puissent faire les clowns autour d’un arbre décoré. Pour ceux qui prennent tout cela au sérieux, tant mieux pour eux, danser autour d'un arbre devient alors un acte symbolique par lequel on se relie au passé et à nos ancètres, comme une offrande aux ésprit et aux créatures qui vivent à nos côtés.
Hormis, les pensées de culpalités normale envers ma famille pour ne pas avoir étais présente cette année (même durant mes 15 années de l'autre côté de l'océan j'avais passée les fètes avec eux), j’étais heureuse de pouvoir faire l’experience de nouvelles traditions, en ce cas, d’un Noèl danois, sans neige cette année 2006.
Voici quelques détails des traditions de Noél de ce pays scandinave et protestant:

Dwarf_1La déco :
Noèl approchant, les maisons danoises se remplissent de petites créatures à bonnets de Pères Noèls, ce sont les travailleurs nains du Pole Nord. Comme des nains de jardins scandinaves, ils sortent des bois et des murs pour se poser sur les meubles et faire de la balancoire aux fenêtres. Le symbolisme étant beaucoup plus accés sur le Père et la Mère Noel et leus petits travailleurs que sur le petit Jésus des pays Catholiques.

L’arbre de Noèl et les cadeaux :
Avant l’ouverture des cadeaux, pour rendre les momes encore plus impatients, on se mets tous en cercle autour de l’arbre écliaré, et on en fait le tour tout en chantant des chansons de Noèl. Tout le monde s’y mets, le chien avec, et même moi, ne comprenant pratiquement rien des chansons, mais bon, c’est Noèl, allons y de bon coeur !
Les cadeaux sont ensuite remis un par uns à leur destinataire, chaque pacquets étant ouverts devant le reste des invités de la soirée. Ceci étant un bon moment pour pratiquer l’Art de la Comédie, et d’étre content, faire un grand sourire pour le collier en pop corn de la gamine, et du livre « Joie, bonheur et comment y arriver » offert par tante Germaine qui vient juste de trouver une nouvelle religion.

Le menu des festivités :

Glogg_1 Le 23 :
Aebleskiver, en fait des boules de pates à pancakes, autrefois faites avec des pommes, servie avec de la confiture et du sucre en poudre. Le tout servie avec un Glogg, le vin chaud épicé aux gouts de chai, parfois réhaussé de vodka
, dans lequel on ajoute un mélange de raisins et d'amandes. Le service complet à Glogg étant une tradition plutot Suédoise.

Le 24:

Un oiseau (un canard ou une oie), des saucisses, une côte de porc avec la couinne qui croustille, choux rouge, patates brunes (patates cuites, puis retournées dans un caramel leger), et sauce.

Notre bonne vieille buche de Noel, l’ancienne buche de chène de Yule, se transforme alors en un « Ris-à-l'amande », qui prends la fonction de notre galette des Rois, sans le symbolisme de la couronne et du roi. C’est un pudding de riz, sucré-vanillé, mélangé avec de la crème fouéttée et servie avec une sauce à la cerise et du sucre, c’est aussi le dessert du Père Noèl, ce qui expliquerait ses quelques kilos en trop. Une amande entière est placée dans le pudding de riz, et celui qui la trouve recoit un petit cadeau en récompense.

NainsLe 25 :
La tradition est d’avoir un repas de poisson, avec les harengs au vinaigre et la sauce de curry les accompagnants sur du pain noir, les crevettes et écrevisses assises sur des oeufs crus et recouvert de mayonnaise, et puis pourquoi pas un deuxième service de la fète du 24, et pour alleger un peu le tout, un peu de paté de tête, et ajoutons y carrément un peu de liver paté recouvert de bacon et de champignons frits. Le repas, bien sur, est arrosé par des doses généreuses d’aquavit et de bière.

Le 26, on se repose et on digère, on dis merci, et on retourne au train train habituel. Le Père Noèl est parti retrouvé son Pole Nord, il est de retour aux cotés de Madame Noèl et leurs petits nains de travail. Tous contents de leur travail pour l’année, les fonctionnaires préférés des enfants peuvent se reposer, tout comme nous.

Merci Monsieur et Madame Noèl pour cet agréable moment et de beaux cadeaux !

Liens :
Article sur l’aspect symbolique et astrologique de Noèl.


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